Al-Nunu de Sharm El-Sheikh : Les intermédiaires déploient d’importants efforts pour supprimer tous les freins.

Taher al-Nunu, consultant en médias du leader du bureau politique du Hamas, a déclaré que le groupe et Israël discutaient, par l’entremise de médiateurs, des listes de détenus à libérer, conformément aux critères et aux chiffres établis dans le cadre de l’accord de trêve à Gaza.

Al-Nunu a affirmé : « Aujourd’hui, les listes de détenus à libérer ont été échangées conformément aux critères et aux chiffres convenus. » Il n’a pas spécifié le nombre précis d’individus dont la libération est demandée par le mouvement.

Depuis Charm el-Cheikh, Al-Nunu a indiqué que les médiateurs déployaient des efforts considérables pour lever tous les obstacles à l’application du cessez-le-feu, en ajoutant : « Un sentiment d’optimisme s’installe chez tout le monde ».

Le consultant en communication a observé que la représentation du Hamas a démontré « l’optimisme et le sens de la responsabilité indispensables pour accomplir les avancées nécessaires et finaliser l’entente ».

Ainsi, Steve Witkoff et Jared Kushner, les représentants du président américain Donald Trump, ont fait leur arrivée mercredi à Charm el-Cheikh en Égypte pour prendre part aux discussions concernant la libération des otages et un cessez-le-feu à Gaza, comme le rapporte Barak Ravid d’Axios.

Cette visite est le résultat d’une rencontre organisée par Trump avec son équipe de sécurité nationale à Washington mardi soir. Ils ont discuté des avancées des pourparlers concernant l’accord sur Gaza avant l’envoi de ses délégués en Égypte.

Le rapport précise que les rencontres à Charm el-Cheikh seront le lieu de négociations approfondies de haut rang entre les médiateurs régionaux et les délégués des parties impliquées.

Des pourparlers ont débuté lundi entre Israël et le Hamas dans la ville égyptienne, suite à l’accord du Hamas pour libérer des détenus en échange de prisonniers palestiniens. Ces discussions s’inscrivent dans une proposition de 20 points présentée par le président américain.

Le Hamas a insisté sur l’importance d’assurances que tout arrangement convenu conduirait à une cessation définitive du conflit, ayant causé d’énormes ravages dans la bande de Gaza et une crise humanitaire désastreuse.

Khalil al-Hayya, le principal négociateur du mouvement ayant échappé à une tentative d’élimination lors de frappes israéliennes en septembre à Doha, a affirmé que le Hamas « exige des assurances du président Trump et des nations qui le soutiennent que la guerre sera définitivement arrêtée ».

Pour sa part, Benjamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, a fait part de son approbation du projet, déclarant qu’il permet à Israël d’atteindre ses objectifs de guerre.

Alors qu’Israël continue son opération militaire sans relâche à Gaza, dévastant l’enclave et tuant des milliers de Palestiniens, la pression mondiale s’accroît pour mettre un terme au conflit. Cette situation entraîne une crise humanitaire désastreuse qui a conduit les Nations Unies à annoncer une famine.

Une commission d’investigation indépendante, mandatée par l’ONU, a accusé Israël de commettre un génocide à Gaza le mois dernier.