Avec son apparence attrayante, son coût abordable et sa conduite autorisée dès l’âge de 14 ans, la Citroën Ami attire un grand nombre de jeunes ou de conducteurs citadins cherchant une mobilité aisée. Cependant, sous cette façade de simplicité se masque une réalité plus nuancée.

Comme tous les véhicules de sa classe, cette voiture sans permis a des contraintes structurelles en termes de sécurité. Par ailleurs, les équipements de base limitent la protection des occupants.

Une autorisation qui restreint les protections:

La Citroën Ami ne se définit pas comme un véhicule dans le sens traditionnel du mot. Classifiée en tant que quadricycle léger, elle est exemptée de plusieurs normes requises pour les voitures ordinaires. Ainsi, elle n’est pas équipée d’airbags ni de systèmes sophistiqués d’aide à la conduite. Son cadre, extrêmement léger afin de rester en adéquation avec son modeste moteur électrique, ne peut accueillir de véritables renforcements de carrosserie sans nuire à ses performances et à son autonomie.

Conséquence : lors d’un accident, les passagers d’une voiture telle que l’Ami courent un risque plus élevé de blessures sévères, notamment en cas de collision frontale ou latérale. Selon une analyse de sécurité réalisée par l’émission allemande Auto Mobil, en collaboration avec Dekra, les faiblesses d’une voiture sans permis comme la Citroën Ami sont mises en lumière. Il est rappelé que même à une vitesse réduite, les répercussions d’un accident peuvent s’avérer beaucoup plus sévères qu’avec une petite citadine.

Une mobilité à utiliser avec précaution:

Doit-on pour autant exclure l’Ami ? Non, cependant, il est crucial de l’exploiter pour ce qu’elle représente véritablement : un moyen de déplacement urbain restreint, pensé pour des trajets courts dans des environnements peu dangereux. Elle constitue une option plus sécurisée que le véhicule à deux roues, mais qui offre moins de protection qu’une voiture traditionnelle.

L’engouement pour ces micro-voitures sans permis ne doit pas occulter leur vulnérabilité structurelle. Ce n’est pas une défaillance de conception, mais plutôt un compromis imposé par leur réglementation.

Par conséquent, comme le souligne le documentaire d’Auto Mobil, l’Ami ne fait pas figure d’exception ; le deuxième véhicule examiné, une Aixam, présente un score assez comparable. Il est donc préférable d’en être conscient pour ajuster sa conduite et ses attentes.

Rédigée par “Ons Daghfous”

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