Refai Amal

Le Festival International de Nabeul, lors de sa 37e édition, a organisé un concert du talentueux artiste Mortadha Fettiti, jeudi 31 juillet 2025. Un spectacle qui s’impose comme l’une des “cartes gagnantes” du festival, malgré quelques failles techniques et logistiques.
Un public réactif et Mortadha remporte le pari :
La veille du spectacle , l’organisation du festival a annoncé que tous les billets étaient épuisés (sold out), ce qui s’est clairement reflété par un public qui remplissait les gradins et les sièges. Un public réactif et enthousiaste, comme on en a l’habitude lors de la plupart des concerts. Il chantait, dansait et scandait à tue-tête “Manech Mrawhin” (“Nous ne partons pas”). Le public interagissait avec les chansons populaires de Mortadha : certains pleuraient de nostalgie lors de “Ya Baba“, tandis que d’autres se montraient insouciants et joyeux avec “Ya Sidi Insa”, secouant le théâtre avec leur énergie durant le reste des morceaux.
Du point de vue de Mortadha, et à travers l’angle sous lequel il observait son public, il n’y avait qu’une œuvre artistique harmonieuse et cohérente dans les mouvements, où les mains des spectateurs dansaient dans l’air, et leurs cris et acclamations s’élevaient dans les airs. Un public qui a permis à Mortadha de gagner son pari. Dans un post sur sa page Facebook, l’artiste a partagé que son “plus grand souhait” était d’avoir un public heureux, satisfait et réactif pendant et après le concert. Ce souhait s’est concrétisé, comme il l’a confirmé lors d’une interview exclusive après le show. Les concerts passent parfois par des moments de “pause” ou de “souffle”, mais celui de Mortadha n’a connu aucun instant de “ralentissement”. L’enthousiasme a accompagné le public jusqu’à sa sortie du théâtre à la fin du spectacle.
La troupe musicale : Des étoiles brillantes dans le ciel de Mortadha
Parallèlement, le public n’était pas le seul trésor du concert de Mortadha. De l’autre côté de la scène, l’ensemble musical avait installé ses instruments et, avec ses doigts, a lancé des mélodies vibrantes qui ont été essentielles à l’équilibre du show. Fouad Boukhedida s’occupait de la production, tandis que Hosni Hamdi se distinguait à la guitare. Mehdi Grissa était à la touche “keyboard”, et Hamdi Jemoussi jouait de la “darbouka”. Quant à Saif Louhebi, il brillait en frappant les tambours, ses doigts dansant littéralement “la danse du poignard“( Dagger Dance) sur les percussions. Une équipe cohérente et passionnée. Au milieu de ce groupe, se tient la percussionniste “Wiwi Percu“, majestueuse devant ses tambours. Une artiste unique, qui s’est attribuée un pseudonyme distinctif, défiant les critiques négatives tout en n’acceptant que des critiques constructives ou des éloges.
Elle a laissé sa marque, visible à travers ses tenues riches en significations, et sa présence souriante, accueillant toute personne qui la regardait trop longtemps.
Deux heures de performance et d’amour partagés entre le public et l’artiste, une fusion d’émotions qui a insufflé une âme vibrante au Théâtre Plein Air Moncef Kort Nabeul, marquant l’une des plus belles soirées de la 37e édition du Festival de Nabeul.
