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  • Tunis, L’émotion est immense à l’École Nationale de Médecine Vétérinaire (ENMV) de Sidi Thabet. La mort de trois chiens vivant au sein de l’établissement, dont le célèbre « Mohsen », suscite une vague d’indignation parmi les étudiants et de nombreux défenseurs de la cause animale. Les circonstances de cette décision, attribuée par plusieurs témoignages à une mesure administrative, provoquent une vive polémique.

    Sur les réseaux sociaux, les publications se multiplient. Les futurs vétérinaires expriment leur tristesse, leur colère et leur incompréhension face à la disparition d’animaux qu’ils considéraient comme des membres à part entière de la vie universitaire.

    « Pour eux, tu n’étais qu’un chien. Pour nous, tu étais bien plus qu’un ami, un protecteur et un membre de notre école. »

    Mohsen, bien plus qu’un chien

    Pour plusieurs générations d’étudiants, Mohsen était devenu une véritable mascotte de l’ENMV. Habitué des couloirs et des amphithéâtres, il accueillait les étudiants chaque matin et partageait leur quotidien.

    Selon de nombreux témoignages, il était suivi, vacciné et ne représentait aucun danger. Pour ceux qui l’ont côtoyé, l’établissement était devenu son refuge.

    Sa disparition a profondément marqué la communauté universitaire, qui voit en lui le symbole d’une école censée défendre la vie animale.

    Une question qui interpelle

    Au-delà de l’émotion, cette affaire soulève une interrogation qui dépasse le seul cadre de l’établissement : comment une institution dédiée à la médecine vétérinaire et au bien-être animal peut-elle être associée à la mise à mort d’animaux présents sur son campus ?

    « Nous pensions apprendre à sauver des vies, pas à les supprimer », écrit un étudiant sur les réseaux sociaux.

    D’autres s’interrogent sur la cohérence entre les valeurs enseignées et les décisions prises, estimant que cet épisode risque de laisser une profonde cicatrice dans la mémoire des futurs vétérinaires.

    Des appels à des explications

    Plusieurs étudiants affirment que l’intervention de certains enseignants aurait permis d’éviter que d’autres chiens présents dans l’établissement ne connaissent le même sort. Ces affirmations n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une communication officielle détaillée.

    Face à l’ampleur de l’émotion, les étudiants, anciens diplômés et associations de protection animale demandent des explications transparentes sur les circonstances de cette décision, ainsi que des garanties pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.

    Pour beaucoup, l’affaire Mohsen dépasse le destin de trois chiens. Elle pose une question fondamentale sur la place accordée au bien-être animal dans une institution chargée de former celles et ceux qui consacreront leur carrière à protéger les animaux.