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  • coupures d’électricité

    Trois heures de travail effectif en deux jours. Pour de nombreux entrepreneurs tunisiens, ce chiffre résume une réalité devenue de plus en plus difficile à supporter : les coupures d’électricité perturbent fortement l’activité économique dans plusieurs régions du pays.

    Artisans, commerçants, petites entreprises, bureaux de services ou unités de production… tous sont confrontés aux mêmes difficultés : machines arrêtées, commandes retardées, clients mécontents et pertes financières difficiles à récupérer.

    « Nous avons passé deux jours presque sans pouvoir travailler normalement. Quand le courant revient, il faut parfois plusieurs heures pour relancer l’activité », témoignent plusieurs professionnels touchés par ces interruptions.

    Dans une économie de plus en plus dépendante du numérique, une coupure électrique ne signifie plus seulement l’arrêt d’une machine. Elle entraîne également la suspension des connexions Internet, l’interruption des systèmes informatiques, l’arrêt des logiciels de gestion et parfois la perte de données non sauvegardées.

    Pour les entreprises qui travaillent avec des délais précis, chaque heure perdue peut avoir des conséquences importantes. Les livraisons prennent du retard, les engagements avec les clients deviennent plus difficiles à respecter et la pression augmente sur les équipes.

    Les secteurs les plus vulnérables sont notamment les commerces nécessitant une conservation permanente des produits, les ateliers utilisant des équipements électriques, les imprimeries, les entreprises numériques et les professions dont l’activité dépend directement des outils informatiques.

    Au-delà des pertes immédiates, ces coupures posent une question plus large : celle de la capacité du réseau électrique à accompagner les besoins d’une économie moderne. Alors que la Tunisie mise sur la digitalisation, l’investissement et le développement de nouvelles activités, la stabilité énergétique devient un facteur essentiel de compétitivité.

    La Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) a expliqué que les coupures actuelles correspondent à des opérations de délestage programmées visant à protéger l’équilibre du réseau face à la hausse importante de la consommation, notamment pendant les périodes de forte chaleur. Malgré ces annonces, plusieurs citoyens et professionnels affirment continuer à subir des interruptions imprévues ou plus longues que prévu.

    Pour les acteurs économiques, la demande est claire : garantir une meilleure continuité du service électrique afin d’éviter que les entreprises ne paient le prix d’une situation qui dépasse leur capacité d’action.

    Car aujourd’hui, l’électricité n’est plus seulement une question de confort. Elle est devenue une condition essentielle pour produire, vendre, communiquer et faire fonctionner l’économie.