L’économie tunisienne peut compter sur un allié indéfectible : sa diaspora. En 2025, malgré un climat macroéconomique mondial sous haute tension, les transferts des Tunisiens résidant à l’étranger (TRE) ont franchi un nouveau cap historique, s’affirmant comme le véritable poumon financier du pays. Entre résilience émotionnelle et impact pragmatique, ces flux de devises étrangères ne sont plus de simples aides familiales, mais un levier stratégique de souveraineté.

 Analyse d’une croissance résiliente : +6 % de flux financiers

Alors que l’Europe, principal bassin de la diaspora, fait face à des politiques monétaires restrictives, la générosité des expatriés tunisiens ne faiblit pas.

  • Volume record : Les transferts ont atteint 8 761,6 millions de dinars à la fin de l’année 2025.
  • Progression constante : Ce chiffre marque une hausse d’environ 6 % par rapport aux 8 262,6 millions de dinars enregistrés en 2024.
  • Démographie engagée : Ce dynamisme repose sur une communauté de près de deux millions de Tunisiens établis hors frontières, dont la majorité réside au sein de l’Union européenne.

Le rempart de l’économie tunisienne face aux défis de 2026

L’apport de la diaspora dépasse largement le cadre privé. Il s’agit d’un indicateur clé de la stabilité macroéconomique du pays.

Soutien des réserves de change et de la balance commerciale

En 2025, ces transferts de fonds ont joué un rôle multidimensionnel :

  • Source majeure de devises : Ils se hissent au rang des principaux pourvoyeurs de devises, aux côtés du tourisme et des exportations.
  • Équilibre des paiements : Ces flux ont directement contribué à stabiliser la balance commerciale et à couvrir une part substantielle des besoins de financement extérieur.
  • Stabilité monétaire : La Banque Centrale de Tunisie (BCT) souligne leur importance cruciale pour le maintien de l’équilibre du compte des paiements.

Vers un nouveau paradigme : Transformer l’épargne en investissement productif

Le défi pour 2026 ne réside plus seulement dans la captation de ces flux, mais dans leur orientation vers le développement durable.

Historiquement, les investissements directs de la diaspora restent modestes par rapport au volume total des transferts. Pour corriger ce tir, l’État tunisien adopte une nouvelle approche stratégique visant à encourager les projets à forte valeur ajoutée. L’objectif est clair : transformer les transferts de subsistance en leviers de création d’emplois et d’innovation technologique.

Conclusion : Un lien indéfectible La performance des remittances en 2025 illustre la solidité des liens qui unissent les Tunisiens du monde à leur terre d’origine. Dans un monde incertain, cette solidarité financière reste le socle de la résilience tunisienne.

Et vous, pensez-vous que de nouveaux incitatifs fiscaux suffiront à transformer ces transferts en investissements industriels massifs ?

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