Refai Amal

Sous un ciel étoilé, les sourires rayonnaient sur les visages des spectateurs, comme si chaque sourire portait un message clair : être tunisien, c’est ne jamais transiger sur son pays, même dans les moments les plus difficiles. Les acclamations ont résonné depuis les gradins, et les rires ont régné sur le théâtre Plein Air de Moncef Kort Nabeul lors de la représentation de la pièce Visa de l’acteur et comédien Karim Gharbi, le vendredi 15 aout 2025. Une soirée où le public a vécu des moments exceptionnels, alternant rires purs, mélangés à des expressions de nostalgie et de fierté, et les larmes ont parfois coulé face à des scènes poignantes qui ont touché le cœur des spectateurs.

Emigration et patriotisme, rire et criticisme :

La pièce a dépeint la patrie et l’immigration, et a rappelé les tentatives des jeunes dans leur recherche d’un avenir au-delà des frontières, pour conclure en concluant que le moment où un Tunisien se trouve confronté à un choix entre ce qu’il pensait être un rêve et son pays, il doit choisir la patrie, et que même si le citoyen suit son rêve et quitte le pays, un jour viendra où le sol de la terre, l’odeur du pays, et l’atmosphère des vacances et des occasions lui manqueront. Cela inclut les takbirs de l’Aïd, les félicitations de Ramadan, l’appel de l’iftar à la prière, et les voix de la famille et des amis aimés.

Un public généreux et un acteur responsable :

Quelques jours avant le spectacle, l’organisation du festival avait annoncé la vente complète des billets. Le public de Nabeul avait réservé un accueil chaleureux à l’acteur, manifestant son amour pour l’art et sa capacité à réfléchir à travers la comédie. Leurs rires et leurs pensées se sont entrelacés lors du spectacle, leur rappelant les souvenirs et les émotions liées à Visa.

De sa part, Karim Gharbi a confirmé qu’il essaie de satisfaire tous les goûts à travers ses œuvres théâtrales, et il a également déclaré qu’une pièce lui prend une année complète pour bien se préparer. L’artiste croit que la connexion du public avec l’artiste en sa personne le tient responsable de la maîtrise de l’œuvre afin de préserver l’image dessinée pour lui par ses fans.

Selon Karim Gharbi, le public de Nabeul est un public qui aime l’art et en a soif, ce qui lui a facilité le travail et la présentation.

La fin de « Visa » et les projets à venir

Dans une déclaration exclusive à Magazine Descartes, Karim Gharbi a annoncé la fin de la tournée de Visa sur la scène artistique, expliquant que la répétition de cette pièce avait fini par lui faire perdre la passion qu’il avait initialement pour elle, malgré son succès continu dans les théâtres et sa capacité à attirer toujours plus de spectateurs. Cependant, l’artiste ne s’arrête pas là et travaille actuellement sur une nouvelle pièce de théâtre, en collaboration avec Ahmed Essid, Nour Eddine Bouhajba et Zine El Abidine Mastrouri. La première de cette nouvelle création est prévue pour les mois d’Avril et Mai 2026 et elle devrait également être programmée dans les festivals de l’été suivant.

By Amal