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  • La FIBA fait évoluer son règlement pour la saison 2026 avec plusieurs modifications importantes concernant les fautes techniques, les fautes antisportives, l’IRS, l’acte de tir et même les équipements. Des changements qui visent principalement à rendre les décisions arbitrales plus claires, plus cohérentes et mieux adaptées aux réalités du basketball moderne.

    Le règlement international évolue. Pour 2026, la FIBA introduit une série de modifications qui concernent aussi bien les joueurs et les entraîneurs que les arbitres et les officiels de table.

    L’objectif affiché est notamment de mieux catégoriser les infractions, réduire les interprétations différentes et améliorer la cohérence des décisions arbitrales.

    Deux catégories pour les fautes techniques

    L’un des changements majeurs concerne la classification des fautes techniques.

    Les fautes techniques non sportives sont désormais réparties en deux catégories : catégorie 1 et catégorie 2.

    La catégorie 1 concerne les comportements les plus sévères : provocation, comportement irrespectueux envers un adversaire ou un officiel, gestes ou propos déplacés, comportements susceptibles de provoquer une situation dangereuse ou encore certaines actions visant à exagérer un contact.

    La catégorie 2 concerne davantage les infractions administratives ou moins sévères, comme certains retards de jeu, le fait de toucher volontairement le ballon après un panier ou certaines violations liées au cercle.

    Cette nouvelle classification doit permettre de mieux distinguer la gravité réelle du comportement.

    La notion de provocation fait son entrée

    Autre évolution importante : la définition de la faute technique prend désormais davantage en compte les comportements de provocation, y compris certains contacts physiques légers.

    Par exemple, lorsqu’après un ballon mort deux joueurs se provoquent et se poussent légèrement sans que la situation atteigne le niveau d’une faute flagrante ou disqualifiante, l’action pourra désormais être considérée comme une faute technique de catégorie 1.

    La FIBA cherche ainsi à éviter qu’une petite altercation soit automatiquement classée parmi les infractions les plus graves.

    Des fautes personnelles désormais classées « disruptives » ou « flagrantes »

    La terminologie évolue également pour les fautes qui dépassent la simple faute personnelle.

    Deux catégories sont désormais mises en avant :

    • Faute disruptive
    • Faute flagrante

    La faute disruptive correspond à un contact illégal qui interrompt le déroulement normal du jeu sans atteindre le niveau de gravité d’une faute flagrante.

    Cela peut notamment concerner un contact inutile qui n’est pas une véritable tentative de jouer directement le ballon, mais qui vise à interrompre une action offensive ou à arrêter le jeu.

    La faute flagrante, elle, correspond à une situation nettement plus grave.

    Elle peut notamment concerner :

    • un contact qui ne constitue pas une action légitime de basketball ;
    • un acte violent ou dangereux pouvant provoquer une blessure ;
    • un contact excessif ;
    • certaines actions particulièrement dangereuses, comme placer volontairement un pied sous un joueur en suspension.

    La nouvelle classification cherche donc à créer une véritable échelle de gravité entre la faute personnelle, la faute disruptive et la faute flagrante.

    Un nouveau signal pour les arbitres

    La nouvelle catégorie disruptive s’accompagne également d’un nouveau signal arbitral.

    L’objectif est de faciliter l’identification immédiate de la nature de la faute et d’améliorer la communication entre les arbitres, les officiels de table, les entraîneurs et les joueurs.

    Cette harmonisation de la terminologie doit également faciliter les rapports de match et les communications techniques après les rencontres.

    La disqualification : une nouvelle logique d’accumulation

    Ces changements de catégories ont naturellement un impact sur les conditions de disqualification.

    Avec la nouvelle classification, les combinaisons de fautes entraînant l’exclusion d’un joueur sont adaptées en fonction de la gravité des infractions accumulées.

    Le principe devient ainsi plus cohérent : deux fautes flagrantes peuvent entraîner une disqualification, tout comme certaines combinaisons entre fautes techniques et fautes flagrantes.

    Les officiels de table devront également utiliser les codes correspondants sur la feuille de marque afin de permettre un suivi précis des fautes accumulées.

    L’IRS peut intervenir dans davantage de situations

    La FIBA élargit également les possibilités d’utilisation de l’Instant Replay System (IRS).

    Certaines situations peuvent désormais être vérifiées à différents moments du match lorsqu’elles ont une incidence directe sur le tableau d’affichage, notamment lorsqu’il s’agit de déterminer si une action vaut 2 ou 3 points, ou lorsqu’une décision entraîne une modification correspondante du score.

    Dans les deux dernières minutes du quatrième quart-temps et pendant les prolongations, l’IRS peut également intervenir dans certaines situations liées à la question de savoir si un joueur avait réellement perdu ou libéré le ballon lorsqu’un fumble est signalé.

    Ces changements concernent également les situations pouvant faire l’objet d’un Head Coach Challenge.

    Une définition plus précise de « l’acte de tir »

    Autre modification importante : la FIBA clarifie la définition de l’acte de tir.

    Cette précision est particulièrement importante lorsqu’une faute est commise pendant une action offensive et qu’il faut déterminer si le joueur était réellement en train de tirer.

    Désormais, plusieurs éléments permettent de mieux identifier l’acte de tir :

    • le joueur doit être orienté vers le panier ;
    • le mouvement du ballon doit être dirigé vers le panier ;
    • le mouvement de tir doit être engagé ;
    • la situation doit correspondre à une véritable tentative de tir.

    Ces précisions doivent notamment permettre d’éviter certaines interprétations différentes lors des actions de double-dribble, de perte de contrôle du ballon ou de reprise de balle.

    Des chaussures plus faciles à accepter

    La FIBA apporte également davantage de flexibilité concernant les chaussures.

    Les conditions liées à la visibilité des chaussures sont réduites afin de mieux tenir compte de la diversité des équipements modernes.

    L’objectif est de réduire les interruptions administratives et de permettre aux joueurs de porter différents modèles et styles de chaussures dans le respect des règles.

    Plus de liberté pour le design des terrains

    Les changements concernent également les terrains de basketball.

    La réglementation offre davantage de flexibilité concernant les couleurs des lignes et certains éléments graphiques du terrain, tout en maintenant des exigences de visibilité et de cohérence.

    Cette évolution permet notamment aux organisateurs et aux compétitions de développer davantage leur identité visuelle et leur stratégie de branding.

    Une évolution particulièrement intéressante à l’heure où les terrains de basketball deviennent aussi de véritables supports de communication et d’identité pour les clubs, les fédérations et les compétitions.

    Une classification revue pour les compétitions

    La FIBA modifie enfin certaines règles relatives à la classification des équipes.

    L’ancien système pouvait manquer de clarté pour les équipes éliminées avant les quatre premières places, notamment lors des différentes phases de compétition.

    La nouvelle organisation vise à mieux définir la position finale des équipes après les huitièmes, quarts de finale, qualifications et matchs de classement.

    Un règlement qui veut réduire les zones grises

    Au-delà des changements techniques, la philosophie générale de ces modifications est assez claire : rendre le règlement plus précis et son application plus cohérente.

    La séparation entre fautes techniques de catégorie 1 et de catégorie 2, l’apparition des fautes disruptives, la nouvelle classification des fautes flagrantes et les précisions concernant l’acte de tir doivent permettre aux arbitres de disposer d’un cadre plus lisible.

    Pour les joueurs et les entraîneurs, ces changements signifient surtout une chose : certaines actions qui étaient auparavant interprétées de différentes manières seront désormais davantage encadrées par des définitions précises.

    Le basketball continue ainsi d’évoluer, et avec lui son règlement. Pour les arbitres comme pour les acteurs du jeu, la connaissance de ces nouvelles règles sera essentielle dès leur entrée en application.