Une immigration encore limitée mais en évolution
Contrairement à la France, l’Italie ou l’Allemagne, le Brésil ne fait pas partie des principales destinations de la diaspora tunisienne. La communauté tunisienne installée au Brésil reste petite, probablement de l’ordre de quelques centaines à quelques milliers de personnes selon les estimations issues des données migratoires et consulaires disponibles.
Il n’existe pas de recensement public récent donnant un chiffre exact des Tunisiens résidents au Brésil. Les statistiques brésiliennes enregistrent généralement les étrangers par nationalité, mais les Tunisiens représentent une communauté très minoritaire par rapport aux grandes communautés étrangères comme les Portugais, Boliviens, Vénézuéliens ou Haïtiens.
Pourquoi certains Tunisiens choisissent le Brésil ?
1. Une alternative aux destinations européennes
Pendant plusieurs décennies, l’émigration tunisienne s’est concentrée vers l’Europe. Mais les difficultés d’accès aux visas européens et la concurrence sur le marché du travail poussent certains jeunes diplômés et entrepreneurs à regarder vers d’autres régions du monde.
Le Brésil apparaît comme une destination différente :
- un pays de plus de 200 millions d’habitants ;
- la première puissance économique d’Amérique latine ;
- un marché intérieur important ;
- une société historiquement construite par l’immigration.
2. Des opportunités économiques encore peu exploitées
Les relations économiques entre Tunis et Brasilia connaissent un rapprochement progressif.
La coopération concerne notamment :
- l’agroalimentaire ;
- l’huile d’olive ;
- les dattes ;
- les énergies renouvelables ;
- le commerce international.
En 2026, plusieurs initiatives ont été annoncées pour renforcer les échanges économiques entre les deux pays, notamment autour du Conseil d’affaires tuniso-brésilien et des opportunités d’investissement.
Pour certains entrepreneurs tunisiens, le Brésil représente donc moins une destination d’exil qu’un marché à découvrir.
3. Les études et la recherche d’une expérience internationale
Une partie des candidats à l’expatriation regarde aussi vers les universités brésiliennes.
Les motivations :
- apprendre le portugais ;
- obtenir une expérience internationale ;
- développer un réseau professionnel ;
- profiter d’un coût d’installation parfois inférieur à certaines grandes villes occidentales.
4. Le facteur culturel
Le Brésil possède une image très forte à l’étranger :
- football ;
- musique ;
- carnaval ;
- climat ;
- diversité culturelle.
Pour certains Tunisiens, cette proximité culturelle imaginaire joue un rôle dans le choix du pays.
Sur les réseaux sociaux, on observe régulièrement des discussions de Tunisiens qui envisagent un voyage ou une installation au Brésil, mais ces témoignages restent individuels et ne représentent pas une migration de masse.
Combien de Tunisiens vivent au Brésil ?
Une estimation raisonnable pour un article :
« La communauté tunisienne au Brésil pourrait compter quelques milliers de personnes au maximum, loin derrière les grandes diasporas tunisiennes en Europe. »
Il faut éviter d’écrire un chiffre précis comme « 10 000 Tunisiens » ou « 50 000 Tunisiens » sans source officielle.
Les villes qui attirent le plus
Les Tunisiens installés au Brésil se concentrent probablement dans les grands centres économiques :
São Paulo
- capitale économique du pays ;
- principal centre d’affaires ;
- forte présence d’étrangers.
Rio de Janeiro
- tourisme ;
- culture ;
- services.
Brasília
- institutions ;
- diplomatie.
Les difficultés d’installation
Le Brésil n’est pas une destination facile :
- langue obligatoire : portugais ;
- éloignement géographique ;
- adaptation culturelle ;
- marché du travail compétitif ;
- différences administratives importantes.
La réussite dépend souvent du niveau d’études, des compétences professionnelles et de la capacité à créer un réseau local.
L’immigration tunisienne vers le Brésil reste aujourd’hui un phénomène limité mais intéressant à observer. Elle ne remplace pas l’émigration traditionnelle vers l’Europe, mais elle montre une évolution des ambitions internationales d’une partie des Tunisiens.
Entre recherche d’opportunités économiques, curiosité culturelle et volonté de construire une nouvelle vie, le Brésil apparaît comme une destination encore marginale mais qui commence à attirer l’attention.