L’assemblée générale annuelle de Nissan s’est transformée en une réunion particulièrement tendue à Yokohama. Habituellement consacrée aux résultats financiers et aux perspectives stratégiques, cette édition a été dominée par la colère des actionnaires face à la baisse du cours de l’action et aux choix de gouvernance.
Le nouveau directeur général, Ivan Espinosa, tente de mettre en place un vaste plan de restructuration pour redresser la rentabilité et restaurer la confiance des investisseurs. Malgré une amélioration limitée des résultats récents — avec un bénéfice opérationnel estimé à environ 367 millions de dollars pour l’exercice 2025, la situation reste fragile.
Le moment le plus marquant de la réunion a été l’intervention d’un actionnaire appelant ouvertement au retour de Carlos Ghosn, estimant que son style de leadership agressif et centralisé pourrait sauver l’entreprise.
Même si un tel retour est aujourd’hui hautement improbable, cette déclaration révèle un malaise profond : une partie des investisseurs reste nostalgique d’une époque où Nissan affichait une meilleure performance globale.
Entre concurrence chinoise de plus en plus forte, transition vers l’électrique et instabilité stratégique, Nissan se retrouve à un tournant critique de son histoire.