Le rideau tombe sur une saison exceptionnelle pour les basketteurs du Stade Nabeulien. Au-delà des trophées et des statistiques, cette année restera comme le récit d’une communion rare entre un coach, ses “gladiateurs” et toute une ville.

Une saison sportive se mesure souvent aux titres alignés dans une vitrine. À ce jeu-là, le bilan est déjà grandiose : une Coupe de Tunisie magistralement décrochée et une place de finaliste du championnat national. Pourtant, ce qui s’est joué cette année sur les parquets pour le Stade Nabeulien dépasse de loin les simples lignes d’un palmarès. C’est l’histoire d’une aventure humaine intense, forgée dans le sacrifice, le doute et les larmes, mais sublimée par un courage et une unité à toute épreuve.

La Naissance des “Gladiateurs”

Derrière chaque exploit, il y a des hommes. Le staff technique ne s’y trompe pas en rendant un hommage vibrant à ceux qu’il qualifie désormais de “gladiateurs”. Les noms de Youssef Zrour, Slimen Chelly, Ahmed Mechmech, Ghassen Aissa, Mohamed Mouihbi, Hamdi El Abed, Adem Boummenjel, Ahmed Sayhi, Ahmed Yassine Mrabet, Ayoub Ben Arbia, Khalil El Abed, Ahmed Gastli, Yacine Hmila, Koussay D’jbali et Ayoub Khalef resteront associés à cette épopée.

Au-delà de leur talent technique, c’est leur discipline, leur foi en la valeur du travail et leur fidélité absolue au maillot nabeulien qui ont marqué les esprits. Plus que de simples athlètes, ils se sont révélés être des hommes de caractère, promis à un avenir immense.

Une Union Sacrée Derrière le Club

Cette réussite est aussi celle d’une synergie parfaite en coulisses. Le travail de l’ombre de la direction — portée par Mohamed Mrabbeh, Hichem Ammar, Hichem Miled, Anis Gannar, Fethi Daoud, Helmi Tahri et Mohamed Bechir Hadidane — a offert au club la stabilité nécessaire pour viser les sommets. Un leadership incarné avec brio par la présidente Maha Chaieb, dont la confiance inébranlable et la présence constante dans les moments clés ont été le ciment de cette saison.

Sur le banc, cette aventure a été une affaire de complicité et de fraternité, symbolisée par le duo fusionnel avec Samir Benna, qui a partagé chaque bataille tactique et chaque décharge émotionnelle à chaque seconde du championnat.

Nabeul, une Énergie Inépuisable

Enfin, que serait le Stade Nabeulien sans son public ? Les supporters ont été le véritable poumon de cette équipe. Dans la ferveur des victoires comme dans la douleur des blessures, leur fidélité et leur amour inconditionnel ont insufflé une force presque mystique aux joueurs lorsque les jambes commençaient à lourdir.

Alors que la saison prend fin aujourd’hui, le sentiment qui domine n’est pas la nostalgie, mais une profonde fierté. Celle d’avoir prouvé qu’avec du cœur, du travail et une foi mutuelle, rien n’est impossible. Pour cette génération dorée, ce clap de fin n’est pas un épilogue. Ce n’est que le prologue d’une très grande histoire.

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