Ce mardi 7 octobre 2025 marque le deuxième anniversaire de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », un jour qui a bouleversé les équilibres du monde, redéfini la géopolitique du Proche-Orient et déclenché une guerre d’extermination que le régime sioniste poursuit depuis deux ans contre le peuple palestinien dans la bande de Gaza.À cette occasion, de nombreux pays se préparent à organiser des manifestations massives pour dénoncer les crimes, la famine et la répression infligés aux civils palestiniens, ainsi que la criminalisation de la résistance.


Italie : Bologne se soulève sous le slogan « Vive le 7 octobre »

En Italie, le mouvement « Gioventù Palestinese » (Jeunesse Palestinienne) a appelé à une manifestation à Bologne ce mardi 7 octobre 2025, en solidarité avec le peuple palestinien, sous le slogan « Viva il 7 ottobre ».

Le rassemblement est prévu à 19h30 sur la Piazza del Nettuno, selon un communiqué du mouvement, qui affirme que deux années d’engagement ont permis de « saper le soutien des gouvernements et des institutions occidentales au sionisme ».
Le texte souligne que « le mérite revient à la résistance palestinienne, qui a infligé au régime sioniste une première défaite majeure le 7 octobre 2023 ».

Mais le préfet de Bologne, Enrico Ricci, et le ministère de l’Intérieur ont interdit la manifestation, décision appuyée par le commissaire de police Antonio Sbordoni, qui a déclaré : « Une telle manifestation ne peut être autorisée ».
Le maire de Bologne, Matteo Lepore, a qualifié l’initiative de « nuisible » et a appelé à maintenir « un mouvement pacifiste qui lutte contre le génocide ».

Malgré les interdictions, l’Italie a connu le week-end dernier une mobilisation sans précédent : près de deux millions de manifestants ont défilé dans une centaine de villes pour soutenir Gaza et dénoncer la position du gouvernement de Giorgia Meloni, dans un mouvement décrit par les médias italiens comme « historique ».


Maroc : une marée humaine à Rabat

À Rabat, l’avenue Mohammed V s’est couverte de dizaines d’affiches portant la mention :
« Recherché pour crimes contre l’humanité ».

Des dizaines de milliers de Marocains ont participé à une grande marche populaire, à l’appel de la Front marocain de soutien à la Palestine et contre la normalisation et du Groupe d’action nationale pour la Palestine, en solidarité avec la résistance palestinienne et contre l’occupation.

Les manifestants brandissaient des drapeaux palestiniens et des portraits de dirigeants de la résistance, dont le martyr Yahya Sinouar et le porte-parole militaire Abou Obeida.
Les slogans appelaient à la rupture de toute normalisation avec le régime sioniste et condamnaient la piraterie israélienne contre les navires de la Flottille de la Liberté mondiale.

Selon Omar Amkassou, membre du conseil d’orientation de la Jamaa Al-Adl Wal Ihsane, « la cause palestinienne est pour les Marocains une cause nationale et centrale ». Il estime que la marche envoie un message clair « aux dirigeants qui doivent écouter le cœur de leurs peuples solidaires de la Palestine ».

Pour Mohamed Gfari, coordinateur du Front marocain, « deux années de lutte mondiale pour Gaza ont engendré une nouvelle conscience : la cause palestinienne est désormais portée par les peuples libres du monde entier, en actes et non plus seulement en paroles ».


L’Europe se soulève : de Rome à Londres, en passant par Paris et Madrid

Le week-end dernier, l’Europe a connu une vague sans précédent de manifestations pro-palestiniennes.
Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues de Rome, Madrid, Barcelone, Paris, Dublin, Londres, Lisbonne, Turin et Milan, réclamant la fin du blocus et du massacre à Gaza, ainsi que la libération des militants arrêtés par le régime sioniste après l’attaque contre la Flottille de la Liberté mondiale.

À Rome, environ un million de manifestants ont défilé selon les organisateurs, derrière le slogan « Nous sommes tous Palestiniens », tandis que la police a évoqué plus de 250 000 participants.
Des rassemblements massifs ont également eu lieu à Turin et Milan, appelant à la fin de la coopération militaire avec Israël et à la poursuite du mouvement le 7 octobre.

En Espagne, plus de 160 000 personnes ont manifesté à Madrid et Barcelone, dénonçant « la complicité européenne » et exigeant la libération des militants espagnols arrêtés dans les eaux internationales.
En France, des cortèges ont envahi Paris, Toulouse, Lyon et Bordeaux sous les slogans : « Nous ne sommes pas complices des crimes » et « Israël est un État terroriste ».
Selon Hélène Coron, porte-parole française de la Flottille, « le mouvement ne s’arrêtera pas tant que le peuple palestinien n’aura pas obtenu sa liberté ».

À Londres, une immense manifestation s’est tenue sur Trafalgar Square malgré les pressions gouvernementales, sous une banderole géante proclamant : « Nous sommes contre le génocide, nous sommes avec la Palestine ».
La police britannique a arrêté plus de 350 personnes, principalement des manifestants âgés, accusés de « glorification du terrorisme ».

En Irlande et au Portugal, des milliers de personnes ont également défilé. À Lisbonne, la cheffe du parti de gauche Mariana Mortágua a condamné « le silence international face aux crimes du régime sioniste ».

Les syndicats et organisations des droits humains à l’origine de ces mobilisations ont affirmé que l’Europe vit aujourd’hui un véritable réveil humanitaire, et que « les peuples européens ne resteront plus silencieux face au génocide à Gaza ».


Du Déluge d’Al-Aqsa à la résistance de Gaza : deux ans de lutte et de sacrifice

Le 7 octobre 2023 reste gravé dans la mémoire du peuple palestinien comme le jour où la résistance a ébranlé le régime sioniste.
Ce jour-là, Mohammed Deif, commandant en chef des Brigades Ezzeddine Al-Qassam, annonçait le lancement de l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », combinant attaques terrestres, maritimes et aériennes.
En vingt minutes seulement, plus de 5 000 roquettes ont été tirées contre les positions militaires israéliennes, ouvrant une nouvelle phase du conflit.

Depuis, le régime d’occupation justifie ses crimes au nom de la « légitime défense » — une défense qui, en deux ans, a coûté la vie à plus de 67 000 martyrs palestiniens, selon le Bureau central palestinien des statistiques.
Des femmes enceintes, des enfants, des vieillards : aucune âme n’a été épargnée par cette guerre qui restera l’une des plus sanglantes de notre époque contemporaine.

By Amal