La scène tremble de joie, le public mène la danse

Refai Amal

À 22h15 précises, le spectacle “Kolna nghani” a débuté sous le ciel étoilé de Nabeul, plus exactement au théâtre plein air El Moncef Kort, dans le cadre de la 37e édition du Festival International de Nabeul. Deux jours avant le spectacle, l’administration du festival a annoncé que toutes les places étaient en vente, ce qui a suscité beaucoup d’impatience et d’intérêt pour cet événement musical exceptionnel. Le public a été la grande vedette du spectacle, dirigé avec passion par le maestro Jihad Jbara, avec des musiciens chevronnés qui ont assuré le rythme essentiel du concert.

Dès les premières notes, les gradins ont vibré au rythme des voix du public. Cette harmonie ne se ressentait pas seulement dans les sons, mais aussi dans l’énergie collective et les vêtements blancs portés par les spectateurs, à l’appel de l’organisation quelques jours plus tôt. Résultat : une fresque humaine éclatante, saluée par tous. Le public de Nabeul, réputé pour son dynamisme — “mharher  ” (spicy) comme on le dit ici — a pleinement honoré sa réputation : on chantait, on dansait, on souriait.

 Les visages rayonnaient de bonheur, les regards vibraient de passion, et les pieds martelaient le sol comme pour réveiller une joie enfouie. Aucun siège ne resta immobile dans les gradins de Moncef Kort, aucune poitrine ne fut touchée par l’émotion. Le spectacle a été à la fois une source d’inspiration et une célébration collective.

Malgré la difficulté de synchroniser autant de voix, le maestro Jbara a su orchestrer cette foule comme un véritable chœur, avec une maîtrise fluide, donnant l’impression que musiciens et public avaient longuement répété ensemble.

Ce concert fut sans aucun doute un triomphe pour le Festival de Nabeul et une étape mémorable dans l’aventure “Kolna Nghani”, gravée à jamais dans le cœur de tous ceux qui y étaient.

By Amal