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  • travaillant à l’étranger

    Près de 27 000 cadres et travailleurs tunisiens exercent actuellement à l’étranger dans le cadre des programmes de l’Agence tunisienne de coopération technique (ATCT), a indiqué son directeur général, Mohamed Blidi.

    55 % des coopérants tunisiens travaillent dans les pays du Golfe

    Invité de l’émission « Yaoum Saïd » sur les ondes de la Radio nationale, Mohamed Blidi a précisé que 55 % des coopérants tunisiens sont installés dans les pays du Golfe arabe, tandis qu’environ 30 % travaillent en Europe.

    Il a également souligné une progression du nombre de Tunisiens recrutés au Canada, qui devient une destination de plus en plus prisée par les compétences nationales.

    L’éducation et la santé en tête des secteurs demandés

    Selon le responsable, les secteurs de l’éducation et de la santé représentent les domaines qui recrutent le plus de compétences tunisiennes à l’étranger, avec près de 30 % de l’ensemble des coopérants.

    D’autres spécialités techniques et professionnelles sont également très demandées, notamment :

    • la soudure ;
    • l’électricité ;
    • la mécanique automobile ;
    • l’informatique ;
    • l’ingénierie agricole.

    Au cours du premier semestre de l’année 2026, l’Agence tunisienne de coopération technique a reçu plus de 61 offres de recrutement, représentant près de 2 000 postes d’emploi dans différents secteurs, principalement dans la santé et l’éducation.

    La coopération technique ne se limite pas au placement à l’étranger

    Mohamed Blidi a rappelé que la mission de l’ATCT ne consiste pas uniquement à faciliter l’emploi des Tunisiens à l’étranger.

    L’agence joue également un rôle dans l’échange des connaissances, des expertises et des expériences, tout en favorisant une coopération mutuellement bénéfique avec les pays partenaires.

    L’ATCT contribue-t-elle à la fuite des compétences ?

    Concernant les critiques accusant l’agence de favoriser la fuite des cerveaux, Mohamed Blidi a rejeté cette idée.

    Il a expliqué qu’aucun coopérant tunisien ne peut quitter son poste en Tunisie pour travailler à l’étranger sans obtenir au préalable l’accord de son établissement d’origine.

    Il a ajouté que l’agence développe également des programmes de coopération à moyen terme afin de mieux valoriser les compétences tunisiennes et renforcer les partenariats internationaux.

    3 000 coopérants par an et près de 1 000 retours en Tunisie

    Le directeur général de l’ATCT a indiqué qu’environ 3 000 Tunisiens bénéficient chaque année des programmes de coopération technique.

    Parmi eux, près de 1 000 Tunisiens reviennent au pays après la fin de leurs missions à l’étranger, avec de nouvelles expériences et compétences susceptibles de contribuer au développement de l’économie nationale.