Un mois après son départ de la sélection tunisienne, Sabri Lamouchi est revenu sur les circonstances de son éviction du poste de sélectionneur des Aigles de Carthage. Dans une interview accordée au podcast « Kampo », le technicien français a livré sa version des faits et dénoncé la manière dont la Fédération tunisienne de football (FTF) a géré son départ.
La rupture est intervenue après la lourde défaite de la Tunisie face à la Suède (5-1) lors de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026. Une défaite qui a précipité la fin de l’aventure de Lamouchi à la tête de la sélection.
Selon l’ancien international français, il n’aurait pas été informé directement par les dirigeants de la FTF de son limogeage. Il affirme avoir découvert la décision à travers les réactions de ses proches et les informations diffusées publiquement.
« Je me réveille tôt, je vois 27 appels manqués de mes proches. Apparemment, un communiqué officiel de la Fédération tunisienne annonçait mon départ. C’était le début de la fin », a raconté Sabri Lamouchi.
« Aucun entraîneur ne peut réussir dans ces conditions »
Malgré l’annonce de son départ, Lamouchi explique s’être présenté à l’entraînement prévu avec le groupe. Il affirme avoir reçu le soutien de plusieurs joueurs, qui lui auraient témoigné leur volonté de poursuivre l’aventure ensemble.
« Je suis allé à l’entraînement. Certains joueurs sont venus me voir et m’ont dit qu’on irait jusqu’au bout ensemble. Mais aucun entraîneur ne peut réussir dans ces conditions », a-t-il déclaré.
Pour l’ancien sélectionneur, la manière dont son départ a été annoncé a fragilisé son travail et créé un environnement difficile à gérer au sein de l’équipe.
Une séparation après une courte expérience à la tête des Aigles de Carthage
Sabri Lamouchi avait été nommé sélectionneur de la Tunisie avec l’objectif de conduire les Aigles de Carthage dans leur campagne mondiale. Mais après un début de compétition jugé décevant et la lourde défaite face à la Suède, la FTF a décidé de mettre fin à sa mission.
Son départ en pleine Coupe du monde avait suscité de nombreuses réactions en Tunisie, certains observateurs critiquant la gestion de la crise par la Fédération, tandis que d’autres estimaient qu’un changement était nécessaire après les résultats obtenus.
Avec cette première prise de parole publique, Sabri Lamouchi a donc choisi de répondre aux critiques et de dévoiler les coulisses d’une séparation qu’il considère comme brutale et mal gérée.