Démantèlement d’une cellule liée à la “Camorra” à Tunis
Tunis, le 10 mars 2026 – Dans une opération de haute précision, les unités de la police judiciaire tunisienne d’El Gorjani ont porté un coup dur au crime organisé international. Un membre influent de la mafia italienne, faisant l’objet d’une notice rouge d’Interpol, a été capturé sur le sol tunisien.
1. Les détails de l’opération sécuritaire
L’arrestation est le fruit d’une surveillance technique et de terrain rigoureuse menée par la Sous-direction des recherches économiques et financières. Après avoir localisé avec précision la cachette du suspect en Tunisie, une descente coordonnée a permis son interpellation avant qu’il ne puisse prendre la fuite.
Le suspect est soupçonné d’être un pilier logistique de la Camorra, l’organisation mafieuse basée à Naples. Ses activités incluaient :
- Extorsion et chantage à grande échelle.
- Blanchiment d’argent via des circuits financiers complexes.
- Commerce illicite et réseaux de contrebande transfrontaliers.
2. Focus sur les profils recherchés (Notice Rouge Interpol)
Les documents révèlent l’implication de plusieurs ressortissants italiens de haut profil, recherchés pour des crimes financiers et de sang :
- Antonino Colosi (né le 31 mai 1946) : Originaire de San Pier Niceto. Il est accusé de falsification de sceaux officiels, fraude aggravée, recel d’objets volés et participation active à une organisation criminelle de type mafieux.
- Franco Raimondi (né le 19 décembre 1945) : Originaire de Rovigo. Ce dernier est recherché pour vol aggravé avec violence et recel. Un signe distinctif majeur a été noté par les autorités : un tatouage en forme de fleur sur l’épaule droite.
3. La Tunisie : Un rempart contre le crime transfrontalier
Cette opération s’inscrit dans une dynamique de coopération internationale renforcée entre le ministère de l’Intérieur tunisien, les agences de sécurité européennes et Interpol.
Les autorités tunisiennes ont réitéré leur fermeté : la Tunisie ne sera pas une terre de refuge pour les fugitifs internationaux. Les enquêtes se poursuivent pour identifier d’éventuels complices locaux ou des réseaux de soutien qui auraient facilité l’entrée et le séjour de ces éléments dangereux sur le territoire.