Les habitudes de vie adoptées durant la jeunesse pourraient avoir un impact déterminant sur le poids et la santé à long terme. C’est ce que révèle une étude scientifique récente, selon laquelle les comportements adoptés avant l’entrée à l’université ont tendance à se maintenir pendant de nombreuses années.

Menée par des chercheurs de l’Université Tufts aux États-Unis, l’étude montre que les personnes ayant conservé des habitudes de vie saines depuis leur jeunesse jusqu’à l’âge adulte sont celles qui ont le moins pris de poids. À l’inverse, celles qui ont maintenu un mode de vie moins sain sont davantage exposées au risque de prise de poids.

Suivi de milliers d’étudiants

Les chercheurs ont analysé les données de 4 641 étudiants ayant participé à une enquête menée entre 1998 et 2007, avant leur entrée à l’université.

Les participants ont fourni des informations sur leurs habitudes alimentaires, notamment leur consommation de fruits, de légumes et de produits laitiers, ainsi que sur leur niveau d’activité physique et la qualité de leur sommeil.

Ils ont également communiqué des données concernant leur taille et leur poids.

Trois profils de mode de vie

Entre 11 et 20 ans plus tard, les chercheurs ont pu suivre 970 personnes issues du même groupe afin d’observer l’évolution de leurs habitudes et de leur poids.

Les participants ont été classés en trois catégories :

  • mode de vie sain
  • mode de vie modérément sain
  • mode de vie relativement malsain

Les chercheurs ont ensuite analysé si ces habitudes avaient été maintenues, améliorées ou détériorées au fil du temps.

Des résultats significatifs

Les résultats montrent qu’environ la moitié des participants ont conservé le même mode de vie qu’avant l’université. En revanche, 31,7 % ont vu leurs habitudes se détériorer, tandis que 18,6 % ont réussi à les améliorer.

Concernant le poids, près des deux tiers ont conservé un poids considéré comme sain, tandis qu’environ un quart est passé vers une catégorie de poids moins favorable.

L’étude révèle également que la proportion de personnes en surpoids a doublé au cours de la période étudiée, passant de 12 % à 26 %, tandis que le taux d’obésité a été multiplié par quatre, de 2 % à 8 %.

Le rôle des universités

Selon les chercheurs, les universités pourraient jouer un rôle clé dans la promotion d’habitudes de vie saines chez les étudiants.

Parmi les mesures proposées figurent la mise à disposition d’informations nutritionnelles dans les cafétérias, l’encouragement à l’activité physique, la sensibilisation à l’importance du sommeil et l’offre d’options alimentaires plus équilibrées sur les campus.

Une période charnière

La période entre 18 et 25 ans constitue une phase de transition importante dans la vie des jeunes adultes. Beaucoup prennent pour la première fois des décisions de manière autonome concernant leur alimentation, leur activité physique et leurs habitudes de sommeil.

Les chercheurs estiment que cette période représente une opportunité cruciale pour instaurer des habitudes de vie saines pouvant influencer durablement la santé et le poids à l’âge adulte.

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