En 2024, le Maroc confirme son statut de leader incontesté du phosphate dans le monde arabe, tandis que la Tunisie se classe au 5ᵉ rang régional et au 10ᵉ rang mondial, avec une part estimée à 1,4 % de la production mondiale.

Selon les données consolidées de l’US Geological Survey (USGS), la production mondiale de phosphate brut, matière première stratégique pour les engrais — a atteint environ 240 millions de tonnes métriques. Cette production reste fortement concentrée entre les mains de quelques grands acteurs.
La Chine domine largement le secteur avec une production estimée à 110 millions de tonnes en 2024, soit près de 46 % de la production mondiale. Cette position s’explique par l’ampleur de ses gisements, une industrie minière et chimique intégrée, une demande agricole intérieure massive et un encadrement étatique strict des flux d’exportation.
Dans le monde arabe, cinq pays concentrent à eux seuls près d’un quart de la production mondiale, avec un total proche de 60 millions de tonnes. Le Maroc arrive en tête avec 30 millions de tonnes, représentant 12,5 % du total mondial, juste derrière la Chine. Il est suivi par la Jordanie (12 millions de tonnes, 5 %), l’Arabie saoudite (9,5 millions de tonnes, 4 %) et l’Égypte (5 millions de tonnes, 2,1 %).
La Tunisie, avec une production de 3,3 millions de tonnes en 2024, occupe la 5ᵉ place arabe et la 10ᵉ place mondiale, confirmant son rôle historique mais affaibli dans la filière phosphate.
À l’échelle mondiale, plusieurs pays non arabes et non asiatiques restent des acteurs majeurs. Les États-Unis se positionnent au 3ᵉ rang mondial avec 20 millions de tonnes (8,3 %), suivis de la Russie (14 millions de tonnes, 5,8 %), du Brésil (5,3 millions de tonnes, 2,2 %) et du Pérou (5 millions de tonnes, 2,1 %).