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  • Performance financière, investissements industriels et progression à l’export : derrière les chiffres de Délice Holding, c’est toute une stratégie de développement qui se dessine.

    Il y a des chiffres qui méritent qu’on s’y attarde. Ceux publiés au titre du premier semestre 2026 par Délice Holding en font partie.

    Le groupe affiche un bénéfice net individuel de 71,6 millions de dinars au 30 juin 2026, contre 44,8 millions de dinars à la même période en 2025, soit une progression de près de 60 %. Une performance qui intervient dans un contexte où l’industrie tunisienne doit composer avec la pression sur les coûts, la consommation locale et les enjeux de compétitivité.

    Mais derrière ce chiffre spectaculaire, il faut regarder de plus près ce qui se passe dans les différentes composantes du groupe.

    71,6 MD : une progression de 59,8 %

    Les états financiers intermédiaires de Délice Holding font apparaître un bénéfice net de 71,648 MD au premier semestre 2026, contre 44,827 MD à fin juin 2025.

    La progression atteint ainsi 26,821 MD, soit environ 59,8 % en une année. Les produits d’exploitation de la holding sont également passés de 45,883 MD à 72,810 MD.

    Attention toutefois à une nuance importante : il s’agit du résultat individuel de la société holding et non du chiffre d’affaires consolidé de l’ensemble du groupe. Une distinction essentielle pour comprendre correctement la performance financière.

    La principale explication se trouve dans les dividendes remontés des filiales.

    Ils atteignent 70,910 MD, contre 44,208 MD un an auparavant. Cette évolution est notamment liée à la contribution de la Société des Boissons du Cap-Bon (SBC), qui a versé 32,6 MD de dividendes au premier semestre 2026, alors qu’elle n’en avait pas versé sur la même période en 2025.

    Un groupe qui ne se limite pas au lait

    L’un des éléments qui caractérisent Délice est justement la diversité de son écosystème industriel.

    Le groupe s’appuie sur plusieurs sociétés opérant dans différents segments de l’agroalimentaire : produits laitiers, boissons, yaourts, desserts et activités liées à la production et à la distribution.

    Les données disponibles montrent notamment une contribution de 28,9 MD de dividendes provenant de STIAL, contre 21,4 MD un an auparavant. La contribution de la CLC s’est, en revanche, établie à 7,5 MD, contre 20,1 MD précédemment.

    Cette diversité constitue l’un des atouts du modèle Délice : plusieurs métiers, plusieurs chaînes de valeur et une présence industrielle qui dépasse largement le simple produit laitier que le consommateur retrouve quotidiennement dans les rayons.

    2026 : l’investissement industriel accélère

    Autre chiffre particulièrement intéressant : au premier trimestre 2026, le groupe avait déjà réalisé 36,8 millions de dinars d’investissements, contre 7,3 MD durant le premier trimestre 2025.

    Cela représente une progression de plus de 400 %.

    Selon les indicateurs publiés par le groupe, cette accélération reflète la poursuite de sa stratégie de développement et de diversification.

    Cette dynamique ne surgit d’ailleurs pas de nulle part.

    Sur l’ensemble de l’année 2025, Délice Holding avait réalisé 59,57 MD d’investissements, principalement consacrés à l’augmentation des capacités de production et à l’amélioration de la productivité.

    Le groupe semble donc poursuivre une logique claire : renforcer l’outil industriel, améliorer la productivité et préparer les capacités de production aux prochaines étapes de croissance.

    Plus de 1,5 milliard de dinars de revenus consolidés en 2025

    Pour mesurer la dimension du groupe, il faut revenir aux chiffres consolidés.

    En 2025, Délice Holding a réalisé un revenu total consolidé de 1,509 milliard de dinars, contre 1,453 milliard en 2024, soit une progression de 3,86 %.

    Plus intéressant encore : les revenus à l’export ont atteint 32,2 MD, en hausse de 32,3 % sur un an.

    Au premier trimestre 2026, la tendance s’est poursuivie avec un chiffre d’affaires consolidé de 373,9 MD, en légère hausse de 0,5 % sur un an.

    Les exportations ont, elles, progressé de 12,4 %, atteignant 7,2 MD contre 6,4 MD au premier trimestre 2025.

    Cette évolution mérite d’être suivie : dans un marché tunisien fortement concurrentiel, le développement des marchés extérieurs représente un véritable levier de croissance pour les industriels locaux.

    Une santé financière qui s’améliore

    Autre indicateur à ne pas négliger : la structure financière du groupe.

    À fin 2025, l’endettement global avait fortement diminué par rapport à l’exercice précédent. Le groupe affichait une réduction de son endettement de plus de 102 MD, tandis que l’endettement à moyen et long terme était ramené à 9,6 MD.

    Au premier trimestre 2026, la situation s’est même inversée sur le plan de la trésorerie : Délice Holding faisait apparaître une position nette de trésorerie excédentaire de 39,2 MD, contre un endettement net de 62 MD un an auparavant.

    Derrière les résultats, on retrouve donc trois tendances : investissement, développement industriel et amélioration de la structure financière.

    Délice, une marque qui accompagne le quotidien des Tunisiens

    Au-delà des tableaux financiers, Délice possède une autre particularité : sa proximité avec le consommateur tunisien.

    Le groupe met en avant une chaîne de valeur allant de la collecte du lait auprès des agriculteurs locaux jusqu’à la transformation, au contrôle qualité et à la commercialisation de ses produits.

    Cette dimension donne à Délice une place particulière dans le paysage économique tunisien.

    Il ne s’agit pas uniquement d’une entreprise agroalimentaire : c’est aussi une marque qui fait partie du quotidien de plusieurs générations de Tunisiens.

    Et c’est peut-être là que se trouve l’une des clés de sa communication future : raconter davantage l’entreprise derrière la marque.

    Quand les chiffres deviennent une histoire

    Les résultats financiers sont généralement présentés sous forme de tableaux, de pourcentages et de communiqués.

    Mais derrière les 71,6 MD de bénéfice, les 36,8 MD d’investissements réalisés au premier trimestre, les 1,5 milliard de dinars de revenus consolidés et la progression des exportations, il y a une histoire plus large : celle d’un groupe tunisien qui cherche à renforcer son outil industriel et à préparer sa prochaine phase de développement.

    C’est précisément cette histoire que les médias économiques et généralistes peuvent contribuer à raconter : les investissements, les femmes et les hommes derrière les usines, l’innovation, les métiers, les jeunes talents, les territoires industriels et les ambitions à l’international.

    Pour une marque aussi présente dans le quotidien des Tunisiens, cette dimension institutionnelle peut être aussi importante que la communication produit.

    Délice Holding en quelques chiffres

    71,6 MD — bénéfice net individuel au S1 2026
    +59,8 % — progression du bénéfice sur un an
    373,9 MD — revenus consolidés au T1 2026
    1,509 Md DT — revenus consolidés sur l’ensemble de 2025
    36,8 MD — investissements au T1 2026
    +12,4 % — progression des exportations au T1 2026
    32,2 MD — revenus à l’export sur l’ensemble de 2025
    59,6 MD — investissements réalisés en 2025

    Et demain ?

    La question n’est peut-être plus de savoir si Délice Holding est un acteur majeur de l’agroalimentaire tunisien.

    Les chiffres parlent déjà.

    La vraie question est désormais de savoir comment le groupe transformera cette dynamique financière et industrielle en nouvelle étape de croissance, d’innovation et de rayonnement tunisien.

    Une histoire que nous continuerons à suivre.