En 2003, alors que le monde ne comptait qu’une dizaine de circuits de Formula One, un Tunisien portait déjà une vision audacieuse : implanter un circuit de F1 en Tunisie.
Plus de vingt ans plus tard, ce projet refait surface, non comme une utopie sportive, mais comme un véritable projet d’État.

Chedly Zouiten, ancien commissaire de circuit et figure fondatrice du sport automobile tunisien, parle chiffres, rentabilité et stratégie, bien loin du simple spectacle sportif.

Ce n’est pas une course… c’est une machine économique

Le projet inclut :

  • Un circuit officiel de Formula One
  • Des hôtels de luxe jusqu’à 7 étoiles
  • Un casino dédié au tourisme européen
  • Une académie de tennis internationale (dans la lignée de Roland-Garros, pensée aussi pour Anett Kontaveit… et Ons Jabeur)
  • Des terrains d’entraînement professionnels
  • Des restaurants internationaux spécialisés
  • Des sports de plage à forte attractivité

L’objectif est clair : faire rester, faire consommer, faire revenir.

Des chiffres qui dérangent

  • Investissement : 1,5 milliard
  • Retour estimé : 3 milliards en 3 ans
  • Spectateurs : 20 000 à 95 000
  • Dépense moyenne : 20 à 100 € par jour et par personne

Un projet capable de générer :
✔ devises
✔ emplois
✔ tourisme haut de gamme
✔ rayonnement international

Le vrai blocage : la loi, pas l’argent

Le financement existe.
Le problème réside dans l’absence de garanties étatiques pour les investisseurs privés.

Résultat : certains partenaires sont partis au Maroc.
Mais Zouiten est resté ferme : la Formula One sera tunisienne ou ne sera pas.

Quand un homme fait ce que l’État n’ose pas

Appuis ministériels, soutiens internationaux, validation technique, acceptation politique…
Tout est là.

Sauf le dernier pas.

La question n’est plus “est-ce possible ?”
Mais : “peut-on encore se permettre de rater cette chance ?”

Interview exclusive pour le magazine Descartes

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