À l’occasion d’Octobre Rose, la Polyclinique Cardiologique de Nabeul a organisé, dimanche 18 octobre 2026, une journée dédiée à la sensibilisation et au dépistage du cancer du sein. Descartes Magazine, partenaire de cette initiative, était présent pour accompagner cette action de proximité et donner la parole aux professionnels de santé.
Parmi les interventions marquantes de cette journée, celle de Dr Yousra Bouachir a permis de rappeler l’importance du dépistage précoce et de la sensibilisation des femmes aux signes qui doivent les inciter à consulter.
Le dépistage précoce, un geste qui peut sauver des vies
Dans sa déclaration, Dr Yousra Bouachir a insisté sur le fait que le cancer du sein ne suit pas un parcours identique pour toutes les patientes. La prise en charge dépend notamment du stade de la maladie et des caractéristiques de chaque cas.
Elle rappelle que le dépistage permet d’identifier la maladie à un stade précoce, lorsque les possibilités de traitement et les chances de guérison sont particulièrement importantes. Selon la spécialiste, pour les cancers diagnostiqués aux premiers stades, les taux de guérison peuvent dépasser 90 %.
« Le dépistage réduit bien la mortalité », souligne-t-elle, en encourageant les femmes à ne pas attendre l’apparition de symptômes pour consulter.
À partir de 45 ans, une surveillance régulière
Dr Yousra Bouachir recommande notamment aux femmes de réaliser une mammographie et/ou une échographie mammaire à partir de 45 ans, selon l’avis et la prescription de leur médecin.
Elle rappelle également qu’un résultat normal à une mammographie ne signifie pas que le suivi doit être abandonné. La surveillance doit au contraire être régulière et adaptée à chaque femme.
Pour les femmes présentant des facteurs de risque particuliers, notamment des antécédents familiaux, un dépistage peut être envisagé plus tôt. Le médecin détermine alors la stratégie de surveillance la plus adaptée.
Connaître les signes qui doivent alerter
La sensibilisation passe également par une meilleure connaissance des signes pouvant nécessiter une consultation médicale.
Dr Yousra Bouachir évoque notamment l’apparition d’une anomalie au niveau du sein, d’une modification de la peau, d’un aspect en « peau d’orange » ou encore la présence d’une masse au niveau du sein ou de l’aisselle.
Face à une anomalie, le message est clair : il faut consulter un professionnel de santé, qui pourra orienter la patiente vers les examens nécessaires, notamment une mammographie ou une échographie mammaire.
La peur ne doit pas empêcher le dépistage
Au-delà des aspects médicaux, la spécialiste met en avant un autre obstacle important : la peur du diagnostic.
Certaines femmes hésitent à se faire examiner par crainte de découvrir une maladie. Pourtant, explique Dr Yousra Bouachir, cette peur peut retarder le diagnostic et donc la prise en charge.
L’éducation et l’information constituent ainsi des éléments essentiels de la lutte contre le cancer du sein. Parler de la maladie, connaître les facteurs de risque et encourager le dépistage permettent de transformer la peur en démarche préventive.
Le coût des examens peut également représenter un frein pour certaines femmes. D’où l’importance des journées de dépistage et des campagnes de sensibilisation qui facilitent l’accès à l’information et aux soins.
Une prise en charge multidisciplinaire
Dr Yousra Bouachir rappelle par ailleurs que la prise en charge du cancer du sein est multidisciplinaire. Elle peut mobiliser plusieurs spécialités et traitements, notamment la chirurgie carcinologique, la chimiothérapie, la radiothérapie ou encore l’hormonothérapie.
Le traitement est déterminé en fonction de chaque situation et du stade de la maladie. « Il n’y a pas de parcours standard », explique-t-elle, chaque cas nécessitant une prise en charge personnalisée.
Les hommes aussi peuvent être concernés
Même si le cancer du sein concerne majoritairement les femmes, Dr Yousra Bouachir rappelle que les hommes peuvent également être touchés.
Ce rappel contribue à élargir la sensibilisation et à rappeler que la connaissance des symptômes et la consultation médicale concernent tout le monde.
L’hygiène de vie, un élément de prévention
La spécialiste évoque également l’importance d’une bonne hygiène de vie, d’une alimentation équilibrée et de la réduction des facteurs pouvant favoriser certaines maladies.
Elle souligne notamment l’intérêt de l’allaitement maternel lorsque cela est possible, ainsi que l’importance d’une alimentation saine et d’un mode de vie équilibré.
« Le cancer n’est pas automatiquement synonyme de mortalité »
Pour conclure, Dr Yousra Bouachir insiste sur l’importance des témoignages de femmes ayant vécu un cancer du sein et ayant réussi à surmonter la maladie.
Ces témoignages permettent de transmettre un message d’espoir aux femmes confrontées au diagnostic et de rappeler que le cancer du sein n’est pas automatiquement synonyme de mortalité.
À travers cette journée organisée à Nabeul, la Polyclinique Cardiologique de Nabeul, avec la participation de Descartes Magazine, réaffirme ainsi l’importance de la prévention, de l’information et du dépistage.
Le message d’Octobre Rose reste essentiel : détecter tôt, consulter sans attendre et ne pas laisser la peur empêcher le dépistage.

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